Il aurait fallu

Fucking City

Combat de chair

Et pourtant

Le tremblement du Sopalin

Celle qui attend

Tant que c'est toi

Soledad

Ecrire

La douleur

J'aime pas quand elle part en vacances

 

Les chroniques d'un autre jour...

Ne me demandez pas, ne vous posez surtout pas la question.
Le ventilateur est au sopalin ce que planeteinvisible est à l’internet : un ersatz de fraîcheur.

Aucun des deux n’est là pour durer.

Aucun des deux ne sera là demain ou le jour suivant
Parce qu’il faudra un jour ou l’autre couper le courant, éteindre l’ordinateur.

Le souffle du ventilateur s’arrêtera quand je glisserai sous la couette.
Planeteinvisible stoppera toute activité le jour où j’aurai enfin compris qu’il ne sert à rien.
Comme ce sopalin posé là, sur cette table.
Je me mouche aussi bien dans mon bout de sopalin que sur les lignes de mon site.

Je m’essuie les mains sur l’un comme sur l’autre.
Si l’on déplace le rouleau de sopalin, si l’on oriente différemment le ventilateur, alors le tremblement disparaîtra et par là même le pourquoi de ce titre.
Si demain je devais changer de nom, d’horizon, ou bien si le site se déplaçait dans une autre perspective, alors toutes ces lignes n’auraient pas lieu d’être.
Le tremblement du sopalin au souffle du ventilateur est aussi anecdotique que les lettres noires sur fond blanc de ma planète.
On est si peu de chose…

Le tremblement du Sopalin au souffle du ventilateur

Celle qui attend

Je t’ai attendu ce soir, je ne sais pas si tu es heureuse là où tu es, moi, je suis triste.

Tu es peut-être en train de marcher, de rire, d’allumer une cigarette, ou avec une autre fille en train de l’aimer.
Je t’ai attendu ce soir, comme chaque soir depuis des mois.
Pourtant, tu es là, en moi. Et cette présence, si singulière, me permet d’attendre jusqu’à demain.
Oui, je vais t’attendre demain.

Et je vais espèrer, je vais rêver, je vais croire.
Croire encore et encore que les mots échangés tout au long de ces journées ne sont qu’à nous et qu’ils veulent dire quelque chose. Que nous pouvons en faire ce que nous voulons.
Je t’ai attendu ce soir. Mais je ne t’attendrais peut-être plus.
Tu es dans ma vie, je ne suis pas dans la tienne.
Nos vies se croisent de temps en temps pour mieux s’éloigner.
Une partie de moi t’attend quelque part, au hasard, dans une autre vie.