
« J'étais si près de toi
Que j'ai commis tant de fautes
Je n'ai pas vu venir le froid
S'abattre sur nos côtes »
Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.
Je t'ai pris pour une autre mais certainement pas pour toi.
J'aurais dû écouter ce que les autres disaient tout bas.
J'aurais dû me méfier de te voir faire n'importe quoi.
Et j'ai mordu la poussière et j'ai levé bien haut le doigt.
Comme pour m'expier de mes fautes et tirer une croix.
Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.
Je t'ai laissé partir et j'ai soigné mes ecchymoses.
Je t'ai laissé mentir et reviens par là si tu l'oses.
J'ai bien d'autres atouts crois-moi, bien d'autres coeur à conquérir.
Des si forts des si beaux, des qui ne te ressemblent pas.
Des visages de vérité et des bras à découvrir.
Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.
J'ai la tête qui part à la renverse et les mains qui joignent les deux bouts.
Puisque désormais je n'ai plus peur et surtout pas que ce soit doux.
J'aurais dû naître un peu plus tôt, j'aurais dû me réveiller moins tard.
Ça aurait évité ce petit sursaut qui m'a fait arriver en retard.
Et si aujourd'hui tu me détestes, sache que tu le vaux bien.
Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et rien ne pourrait ressembler à toi.
Je l'avoue, je me suis trompée, mais c'est moi qui me pardonne
On aurait bien pu éviter les écueils et les regrets.
Je l'avoue, j'en ai bavé, mais c'est moi qui frissonne.
Quand je te vois si mal-aimée pendant que moi je prends mon envol.
Et pourtant rien ne ressemble à rien.
Et heureusement que rien ne pourrait ressembler à toi.