Cela se passe de tous commentaires !
Internet vu par les JT, il y a quinze ans
envoyé par lemondefr. – L'info video en direct.
Cela se passe de tous commentaires !
Internet vu par les JT, il y a quinze ans
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Décidément le métier de journaliste est difficile. Encore plus aujourd’hui avec les nouveaux médias ! La présentatrice du journal télévisé bolivien lance un sujet « brûlant » sur le vol AF 447 Rio/Paris qui s’est abîmé dans l’océan Atlantique le 1er juin 2009.
Elle annonce sans une certaine lourdeur qu’on a pu récupérer des clichés pris par un passager au moment même où l’avion se disloque en plein vol. Une exclusivité que personne n’a relayée. Et pour cause !
Les deux photos que la présentatrice nous montre sont extraites de la série LOST et c’est évidemment le crash du vol 815 d’Oceanic Airlines.
Oui ! Il s’agit bien de LOST, une série télé, une pure fiction !
On se moque de TF1 et ses cartes belges saugrenues mais ailleurs ce n’est pas mieux !
Mais tes scénaristes sont de sacrés flemmards…
Depuis quelques saisons déjà, 24h chrono laisse gravement à désirer. Les ficelles nous les connaissons par cœur. On sait dès le début que la première piste ne sera pas la bonne, que Jack comprendra toujours à temps où se trouve la bombe, qui est le méchant et que le ou la président(e) des Etats-Unis le lâchera au moins une fois au cours de ses 24h contre la montre.
Même en sachant cela, on l’aime notre série pro-américaine, pro-torture et anti-arabe/russe/européen/sud-américain. Oui on arrive à soutenir l’impensable et à crier haut et fort « Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more ».
Mais Jack revient toujours !
Mais là, pour cette huitième et ultime saison je dis : STOP
Faut arrêter de prendre le spectateur pour un con ou alors il va falloir revoir sérieusement le système de défense américain !
Parce qu’après huit saisons, je n’arrive toujours pas à comprendre comment la CTU (Los Angeles ou New York peu importe) arrive à embaucher chaque année des taupes dans son service. Va pour ceux qui retournent leur veste subitement parce que maman est malade et que le traitement coûte cher – Obama avec sa couverture santé va donc œuvrer pour la lutte anti-terroriste sans le savoir – mais recruter une blondasse qui se présente sous une fausse identité, qui zigouille un mec qui n’a rien à faire dans la CTU après une attaque à la bombe en rangeant délicatement son corps dans un conduit d’aération sans que personne trouve à redire, et ne pas pousser le recrutement jusqu’à une simple vérification d’identité je dis : NON !
Archi pas crédible cette affaire !
Tout comme l’entrée de la cellule anti-terroriste placée dans un tunnel sans vérification des véhicules qui viennent se garer devant la porte… Parce que la bombe, là, elle était bien posée tranquilou sur la plage arrière ! Ils n’ont pas des caméras de sécurité ?
Enfin, last but not least : faudrait quand même se poser quelques questions parce que la CTU, ça fait combien de fois qu’elle explose en huit saisons ? Quatre, cinq fois ? Ca fait combien de fois que les serveurs tombent en rade ?
Je sais pas mais on m’a toujours dit : apprends de tes erreurs ! A croire que dans 24h, ce n’est pas un bon adage.
Bref, 24h chrono va se terminer dans quelques semaines, et je crois qu’il est enfin temps que Jack ne revienne pas !
Allez chantons en cœur avant de le retrouver l’année prochaine sur grand écran :
(Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don’t you come back no more.)
What you say?
(Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don’t you come back no more.)
Well
(don’t you come back no more.)
Uh, what you say?
(don’t you come back no more.)
I didn’t understand you
(don’t you come back no more.)
You can’t mean that
(don’t you come back no more.)
Oh, now baby, please
(don’t you come back no more.)
What you tryin’ to do to me?
(don’t you come back no more.)
Oh, don’t treat me like that
(don’t you come back no more.)
Je ne vais pas vous cacher – pour ceux qui ne le savent pas – que j’ai travaillé à la Télé… Cette belle famille qui fait rêver les petites gens sur leur canapé.
Les gens de la télé ont l’impression d’appartenir à une secte ultra select et pensent bêtement que leur carte d’adhérents n’aura pas de date de péremption. Mais comme chacun le sait, même au Père Lachaise, une concession à perpétuité n’en a que le nom !
Il y a différentes familles dans les gens de la télé.
Je ne vais pas m’attarder sur la famille qui travaille dans l’ombre puisque généralement, celle-ci n’intéresse que très peu le lecteur de Télérama Télé 7 jours.
Non, je vais plutôt vous parler de ceux que l’on voit ou plutôt ceux qui pensent être vus et/ou reconnus chez leur épicier.
Il y a le bon, le bosseur, celui qui a du talent, qui a une certaine éthique de son métier. Il se fait généralement assez discret en société. D’ailleurs il sort très peu. Ses amis ne font, pour la plupart, pas partie de ses collègues. Il a même, parfois, une vie de famille !
Celui-ci ne défraye jamais la chronique et n’intéresse que très rarement la presse spécialisée – ou la presse people.
Il ne retrouve pas toujours du boulot quand son contrat prend fin mais on le retrouve toujours dans des projets intelligents. On le croise maintenant sur Arte ou bien à la radio. Dans cette catégorie, on retrouve d’ailleurs bien plus de filles que de garçons…
Il y a celui qui a du talent mais qui n’est pas télégénique. Celui-ci devra chercher pendant très longtemps des cdd loin de chez lui pour tenter de payer son loyer. Il a un réseau, comme les autres, mais hésite à s’en servir. Il sait que le chemin va être long et souvent il lâche prise et s’en va chercher un autre métier.
Il y a l’opportuniste, celui qui a pris sa carte à l’UMP juste avant les dernières présidentielles mais qui aujourd’hui ne parle plus trop de politique, les sondages n’aidant pas sur ce coup ! Il n’hésite pas à coucher avec le producteur qui pourra lui donner deux minutes d’antenne. Il est sur plusieurs coups à la fois parce qu’il sait que le vent tourne à une vitesse folle. Il n’est généralement pas doué et surtout pas intelligent. Mais comme c’est un bon lèche-cul, il s’en sort toujours.
On le retrouve à toutes les soirées où il faut être vu, même celles où il n’est pas invité. Mais comme il se promène toujours avec son book et ses cartes de visites, aucune entrée ne lui résiste. Il croise plus souvent Loana et Vincent McDoom que Pascale Clark. D’ailleurs, je ne suis pas certaine qu’il sache qui est Pascale Clark.
Il y a celui qui, apparemment, avait du talent jadis. Mais qui, à force de trop vouloir passer à la télé s’est fourvoyé dans des émissions plus idiotes les unes que les autres. Ses collègues sont ultra connus et lui ne comprends pas pourquoi on lui demande moins d’autographes à signer que ses illustres voisins. Lui aussi, comme son ami l’opportuniste, a dû pas mal se dévisser les mâchoires pour en arriver là. Et tout comme son ami, on peut le retrouver facilement sur Facebook où son profil est public. Il fait la course avec ses copains pour arriver le premier au seuil fatidique des 5000 amis. Une fois cette étape franchie, il se créera une page « fan » sur laquelle il pourra mettre des photos de lui avec des gens très très connus : Loana toujours, Indra, Mickael Vendetta et même Geneviève de Fontenay.
Parfois il rencontre des gens vraiment connus pour les besoins de son travail : Bar Rafaeli (plus connue certes pour être la nana de Leonardo diCaprio que pour autre chose) ou Jean Reno (mais qui ne rencontre pas Jean Reno quand celui-ci est en promo ? Moi ? Ah oui c’est vrai ! Mais moi j’ai pas envie puisque je déteste ce mec).
Quand ça lui arrive, on peut être certain qu’il va en faire des caisses sur tous les supports de communications gratuits qu’il peut trouver : Facebook, Twitter, Myspace, …
Bien sûr, il y a bien d’autres catégories de gens qui bossent à la télé. Des plus ou moins intéressantes, plus ou moins emblématiques. J’y ai même de vrais amis : talentueux, au chômage ou pas, créatifs, intelligents, drôles et cultivés.
Mais je ne préfère pas en parler. J’aurais trop peur de leur porter la poisse !