Si déjà, tu ne comprends pas le titre de ma chronique, lectrice adorée (allons soyons folle : lecteur également), alors accroche-toi à ton siège parce que tu vas avoir quelques difficultés à me suivre jusqu’en bas de la page…
Je viens ici faire mon coming-out et crier haut et fort que je suis une gouine geek. Je vis en 2.0.
A l’heure où j’écris ces quelques lignes il n’est pas 22h24 comme chez toi mais .beat @839. Je suis calée au SIT – le temps internet.
Je suis plus John Locke que Bette Porter, comprenez par là que les mystères de Lost n’ont aucun secret pour moi mais que les errements végétalo-artistico de la belle brune de The L Word me laissent de marbre.
J’ai un sac à dos Yoda et un Wall-E qui trône sur mon meuble télé.
Ma PS3 est toujours sur le mode veille et un vrai film ne se lit qu’en format blu-ray. Ma conception du vrai film se rapprochant plus de 2001, l’odyssée de l’espace que d’un sombre long métrage de Monica Treut.
Envoyé spécial est pour moi complètement dépassé et je ne jure que par les web documentaires.
Mes 3 Ipod et mon Iphone se synchronisent à merveille sur mes Mac et j’attends de toucher mon dernier chèque de Marcel pour courir à l’Apple store m’acheter l’Ipad (forcément en 64Go, forcément en 3G).
Je ne drague plus sur Internet depuis des lustres mais je twitte ma life en non stop.
Mon profil Facebook est le plus riche de mes connaissances et j’ai mon pseudo et mon password sur mes panties.
A l’heure internet où j’écris ces lignes, ma femme joue en réseau à GTA et j’aime à croire que notre descendance apprendra assez vite l’alphabet geek pour être armée dans ce nouveau monde.
Mais tu pourras quand même me croiser à la Gay Pride parce que généralement, fin juin, le soleil est au rendez-vous et que je connais quelques vrais gens que j’ai envie d’embrasser ce jour là ;-)













