Posts Tagged ‘critiques’

Mon doudou, mon kleenex et mes lunettes 3D

Posted 25 août 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

15 ans après le premier volet de la trilogie, les studios Pixar clôturent la saga Toy Story avec maestria et intelligence.
A l’heure où Dreamworks tente vainement de faire vieillir Shrek et son public, la société de Steve Jobs a choisi la mélancolie comme leitmotiv à sa dernière création.

Depuis 15 ans on a grandi avec Andy – enfant discipliné (trop peut-être) -, sa famille et surtout ses jouets. Woody le cow-boy un tantinet énervant parce que trop parfait et Buzz l’éclair, le cosmonaute un peu concon mais si attachant. Mais aussi Mr & Mme Patate, couple ô combien amoureux malgré les années qui passent, le chien, le dino, Bayonne le cochon et compagnie. On a appris au fil du temps à les aimer, à avoir de l’empathie pour eux et une infinie tendresse…

15 ans plus tard, Andy a grandi et s’apprête à partir pour la fac. Il doit débarrasser sa chambre pour la laisser à sa sœur et choisir entre le grenier, la poubelle et les dons pour ses affaires qui sont devenues bien trop petites pour lui. Ses jouets en font partie. Ses jouets préférés qu’il a gardés précieusement, dans une vieille malle, ses jouets dont il a toujours eu du mal à se défaire.

A l’origine destinés au grenier (après tout Andy deviendra sans doute père un jour et les jouets pourront alors retrouver une nouvelle vie), mais se retrouvant par mégarde dans une halte garderie, les jouets, à l’exception de Woody qui doit aller à la fac, se voient prisonnier d’une destinée chaotique. Chahutés par des enfants qui n’en prennent pas soin le jour et soumis au totalitarisme d’un ours en peluche rose maître des lieux la nuit.

Woody devra leur venir en aide pour les sortir de cette prison et les faire revenir dans le grenier d’Andy

On oublie alors très vite le sens premier de tout film d’animation, divertir et faire rire, pour plonger dans une angoisse et une mélancolie profonde. Sans faire de psychologie à deux balles, on peut dire que Toy Story nous parle de l’abandon. L’abandon de l’enfance pour s’élever à l’âge adulte, l’abandon des sentiments et l’abandon par l’être tant aimé.
La perte de l’être humain qui donnait un sens à la raison d’exister des jouets est ici amplifiée par la rude bataille qu’il faudra remporter pour « survivre ».

Certes l’arrivée de Ken dans l’univers des jouets et son coup de foudre pour la décérébrée Barbie (qu’en pense Mattel ?) laisse au spectateur un peu de répit et surtout beaucoup de légèreté au récit, mais ne nous y trompons pas, les vrais héros de ce Toy Story 3 sont bien des anti-héros. Le poupon angoissant et l’ours rafistolé et méchant à souhait sont les personnages avec qui Woody et Buzz devront compter.

Le plaisir, avec les films de chez Pixar, tient également dans toutes les références balancées pendant 1h30 à un rythme hyper soutenu. Ici une bonne dose de séquences cultes des plus grands films d’évasion, des films sirupeux avec Meg Ryan ou Julia Roberts et tant d’autres.
Bourré de références donc qui permettent une lecture à plusieurs niveaux du film en fonction de l’âge du spectateur.

On n’oubliera pas non plus Buzz reprogrammé en Hidalgo jouant la sérénade à Jessy la cow-girl.

Savant mélange de drôlerie et de mélancolie, le kleenex sera de rigueur à la fin du film…

En revenant à la maison, on aimerait bien ressortir ses vieux jouets et les serrer très fort dans nos bras. Mais pour la plupart d’entre nous, hélas, on les a déjà abandonnés il y a bien, bien longtemps…

L’apocalypse commence à Biarritz…

Posted 25 août 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

« Les derniers jours du monde », un titre comme une promesse qui m’est offerte, à moi, amatrice de films/ téléfims de série Z du genre. Un film sur l’apocalyspe, un film où tout le monde meurt à la fin – c’est écrit dans le titre. Sauf qu’ici, il s’agit d’un film français, des frères Larrieu avec Mathieu Almaric, Catherine Frot, Karine Viard et la Top model androgyne Omahyra Mota.

Un film qui commence à Biarritz sous une pluie de cendres et se termine à Paris dans un éclair blanc. On comprend tout de suite que le teenager américain ne dévorera pas son pop-corn au visionnage…

Lors de sa sortie, la bande annonce m’avait intriguée mais je l’avais loupé au cinéma (comme beaucoup de films français je l’avoue)… Ce soir, séance de rattrapage sur Canal +.
J’avoue donc ici que je ne suis pas abonnée à la chaine cryptée uniquement pour le rugby…

Robinson a quitté sa femme pour vivre pleinement une histoire de cul avec une femme volatile. Un an plus tard, le monde vit ses derniers jours. On ne comprend pas bien pourquoi ni comment, mais on sait qu’il s’agit d’un savoureux mélange de guerre, de catastrophes sanitaires et écologiques, de virus inconnus qui ne laisse planer aucun doute quant à l’issue du film. Ici aucun super héros ne viendra nous sauver.

Sans échappatoire possible, il ne reste qu’à attendre cette fin. Mais, alors qu’à Hollywood, on nous gave d’actes héroïques, de dérapages violents ou de navettes s’envolant pour une autre planète, les frères Larrieu préfèrent s’attacher à l’humain et à sa chair. Dans les derniers instants on ne penserait qu’à aimer, qu’à vivre ses derniers fantasmes.
Robinson n’aura qu’une quête, celle de retrouver sa mystérieuse Lae.

Sur son chemin – son Odyssée – Robinson croisera des corps, une multitude de cadavres mais aussi/surtout des corps offerts : une femme abandonnée (terrible Catherine Frot), une femme/enfant qui vient de coucher avec son père retrouvé, son ex-femme et son meilleur ami.
Robinson devient alors leur unique et dernière obsession charnelle.

Qu’importe de mourir quand l’amour et le désir subliment tout. Telle est la leçon à retenir de ce film surprenant, unique et troublant.

Leo au pays des rêves

Posted 30 juil 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

Commençons par relativiser l’ENORME engouement autour de ce film. Non il n’y aura pas un avant et un après Inception (si ce n’est question date de sortie…), non Inception n’est pas révolutionnaire et non Inception ne changera pas la face du monde et ne sera sans doute pas LE film de 2010.

Mais Inception est certainement une grosse claque visuelle et un tantinet cérébrale de cet été quelque peu maussade.

Oui le film est compliqué, mais comment ne le serait-il pas quand on touche au rêve, à sa perception, à son intrusion.
Oui le film est original, sacrément bien filmé.
Oui il y a toutes les scènes qui font LE blockbuster de l’été : des courses poursuites, de l’action, des rebondissements, des méchants, des gentils.
Il y a un escalier tout bizarre, un ascenseur dément, de l’apesanteur mieux que chez Calogero, un Paris pas américanisé, une ville africaine et un Joseph Gordon-Levitt énorme.

Il y a le plaisir de retrouver les vieux Michael Caine et Tom Berenger, il y a le japonais de service, il y a Tom Hardy très très bon, Ellen Page qu’on adore même quand elle n’est pas enceinte (cf Juno) et Leonardo un peu trop coiffé comme dans Shutter Island

Et évidemment il y a l’intelligence de Christopher Nolan… Bon on commence à voir qu’il sait qu’il l’est… Faudrait pas qu’il nous en fasse trop…

Il y a surtout cette fin qui permet de donner 3 points de plus à la note finale du film.

Seule ombre au tableau : Marion Cotillard toujours aussi mauvaise actrice en anglais… Deux expressions dans son jeu, une voix toujours aussi niaiseuse qui ne colle pas du tout au rôle qu’elle doit interpréter… Mais a-t-elle compris son personnage ? Ça personne ne sait !

Il faudrait peut être que les américains cessent d’employer une comédienne qui n’est vraiment pas la meilleure de sa génération sous prétexte qu’elle nous a massacré Edith Piaf pour un rôle à Oscar…

Toujours est-il qu’Inception flotte à des sommets que les blockbusters ne peuvent atteindre. Dommage qu’il manque cruellement d’humour et de second degré. Sinon, le film aurait touché à la perfection…

Jack tu n’es pas un ange !

Posted 01 avr 2010 — by zeinvisible
Category Série télé

Mais tes scénaristes sont de sacrés flemmards…
Depuis quelques saisons déjà, 24h chrono laisse gravement à désirer. Les ficelles nous les connaissons par cœur. On sait dès le début que la première piste ne sera pas la bonne, que Jack comprendra toujours à temps où se trouve la bombe, qui est le méchant et que le ou la président(e) des Etats-Unis le lâchera au moins une fois au cours de ses 24h contre la montre.
Même en sachant cela, on l’aime notre série pro-américaine, pro-torture et anti-arabe/russe/européen/sud-américain. Oui on arrive à soutenir l’impensable et à crier haut et fort « Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more ».

Mais Jack revient toujours !

Mais là, pour cette huitième et ultime saison je dis : STOP

Faut arrêter de prendre le spectateur pour un con ou alors il va falloir revoir sérieusement le système de défense américain !
Parce qu’après huit saisons, je n’arrive toujours pas à comprendre comment la CTU (Los Angeles ou New York peu importe) arrive à embaucher chaque année des taupes dans son service. Va pour ceux qui retournent leur veste subitement parce que maman est malade et que le traitement coûte cher – Obama avec sa couverture santé va donc œuvrer pour la lutte anti-terroriste sans le savoir – mais recruter une blondasse qui se présente sous une fausse identité, qui zigouille un mec qui n’a rien à faire dans la CTU après une attaque à la bombe en rangeant délicatement son corps dans un conduit d’aération sans que personne trouve à redire, et ne pas pousser le recrutement jusqu’à une simple vérification d’identité je dis : NON !
Archi pas crédible cette affaire !
Tout comme l’entrée de la cellule anti-terroriste placée dans un tunnel sans vérification des véhicules qui viennent se garer devant la porte… Parce que la bombe, là, elle était bien posée tranquilou sur la plage arrière ! Ils n’ont pas des caméras de sécurité ?
Enfin, last but not least : faudrait quand même se poser quelques questions parce que la CTU, ça fait combien de fois qu’elle explose en huit saisons ? Quatre, cinq fois ? Ca fait combien de fois que les serveurs tombent en rade ?
Je sais pas mais on m’a toujours dit : apprends de tes erreurs ! A croire que dans 24h, ce n’est pas un bon adage.
Bref, 24h chrono va se terminer dans quelques semaines, et je crois qu’il est enfin temps que Jack ne revienne pas !
Allez chantons en cœur avant de le retrouver l’année prochaine sur grand écran :

(Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don’t you come back no more.)
What you say?
(Hit the road Jack and don’t you come back no more, no more, no more, no more.)
(Hit the road Jack and don’t you come back no more.)

Well
(don’t you come back no more.)
Uh, what you say?
(don’t you come back no more.)
I didn’t understand you
(don’t you come back no more.)
You can’t mean that
(don’t you come back no more.)
Oh, now baby, please
(don’t you come back no more.)
What you tryin’ to do to me?
(don’t you come back no more.)
Oh, don’t treat me like that
(don’t you come back no more.)

Mr Nobody ou comment un film peut me taper sur les nerfs

Posted 24 mar 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

Nous sommes en 2092, Mr Nobody va sur ses 120 ans et il reste le seul homme mortel dans un futur aseptisé.
Un psychologue tatoué comme un guerrier Maori tente de lui arracher quelques souvenirs mais c’est un journaliste qui va subir (et nous avec) la narration de la vie de Nemo Nobody

Nemo a 9 ans, sur le quai d’une gare il doit choisir entre rester avec son père ou partir avec sa mère… De là commence le récit chaotique d’un homme ordinaire.
En fonction du choix qu’il fera, sa vie ne sera pas la même et c’est tout le postulat du film.

Car tant qu’on ne choisit pas, tout reste possible et toutes les vies méritent d’être vécues.

Jaco Van Dormael après le formidable « Toto le héros » et le très poussif « Le 8ème jour » a attendu 14 ans avant de se lancer dans cette histoire extra-ordinaire. Avec un budget de 30 millions d’euros il a laissé libre court à son imagination débordante, trop peut être…

On assiste pendant deux heures à une succession d’images de pubs, de clips. Un fourre tout piqué à des réalisateurs de génie (Kubrick) ou en passe de le devenir (Gondry).

On frise le ridicule dès que l’histoire se déroule dans l’espace et à l’approche de Mars (oui je sais on se demande ce que ça vient foutre ici…). Van Dormael pique carrément tout un plan de 2001 : de la lenteur du déplacement du vaisseau à la musique classique qui accompagne l’image sans jamais arriver à la cheville du grand Stanley. On flirte souvent, très, trop du côté de « Eternel sunshine of thé spotless mind » sans jamais, ô grand jamais, éclipser l’originalité de ce dernier.

Jaco s’emmêle les pinceaux avec une déferlante d’effets dignes d’un étudiant en dernière année de la FEMIS. Vlà que je vais te montrer ce que je sais faire avec une caméra, des décors et de la zique…
Oui mais non !

Parce que, même si la trame principale de l’histoire (la question du choix et la vie qui en découle) est passionnante, le réalisateur nous laisse justement sur ce putain de quai de gare.

Et on ne comprend pas vraiment tout. Deux directions à prendre mais pour trois histoires d’amour (Anna la romantique un peu déjantée, Jeanne la sérieuse et chiante ou Elise la psychotique suicidaire). Ca sent le brouillon… Et si la première et la dernière nous embarque parfois, la seconde nous laisse de glace.

Au final la réalisation est pompeuse, froide terriblement confuse et laisse le spectateur sur sa faim. Les thèmes abordés ne sont qu’effleurés (l’amour, le destin, la famille, la vie/la mort) et nous emmerdent très vite.

Et la musique omniprésente de standards tellement entendus auparavant tombe chaque fois à plat…

Reste les acteurs qui se démerdent plutôt pas mal : Jared Leto en tête, suivi de Diane Kruger qui commence à me plaire !

Bref, Mr Nobody est une terrible déception mais tellement étrange que j’attends un an ou deux afin de le revoir plus tranquillement et de voir si ma première opinion demeure.

Quelques films vus en 2009…

Posted 24 mar 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

Les noces rebelles : 18/20
La banlieue bourgeoise contre la foisonnante Grosse Pomme, l’individu contre la masse, l’euphorie contre les disputes, l’homme contre la femme.
Un authentique mélodrame qui lorgne vers le cinéma de Douglas Sirk. Mise en scène on ne peut plus classique servie par un jeu d’acteurs au top.

District 9 : 18/20
Le film de science-fiction le plus intelligent depuis Starship troopers ! Avec une bonne dose de subversion, une autre d’humour corrosif et une charge politique assumée, Neill Blomkamp mène son premier long métrage rondement, aussi imaginatif et audacieux dans le fond que dans la forme. Enorme !

The reader : 17/20
Pivot du récit, Kate Winslet, cette silhouette féminine quasi mythologique, tantôt amoureuse, tantôt tortionnaire, porte sa croix sans espoir de salut et brouille incessamment les pistes. Le film dérange par sa pudeur qui tend à mettre sur le même plan les frasques anecdotiques de l’adolescence et l’horreur la plus brute. Un sommet.

Watchmen : 17/20
Enfin un film de super-héros subversif. Une très bonne adaptation de la Bande dessinée

OSS 117 : Rio ne répond plus : 17/20
Une très bonne note parce que c’est mon humour ! J’adore ce crétin magnifique, figé dans sa bêtise et son racisme postcoloniale.

Up (là-haut) : 17/20
Entre comédie et jolie philosophie, Up a pour objectif de nous conter la vie dans ce qu’elle contient de simplicité et d’inévitable. Qu’en est-il des rêves, de l’avenir, de son rapport aux autres, de la richesse et de la petitesse des êtres ? Une réussite.

Brüno : 16/20
Parce que c’est à mourir de rire, parce que c’est irrévérencieux, parce que ça donne à réfléchir sur cette Amérique…

Harvey Milk : 16/20
Un bon biopic, un énorme Sean Penn (mais on a l’habitude). Une galerie de seconds rôles forts complète le portrait de cette Amérique des années 1970 écartelée entre flower power et conservatisme puritain.

Good morning England : 15/20
Excellente bande son et voilà un film qui fout la patate !

Star Trek : 15/20
Moi qui me fout royalement de Star Trek, ce film est une réussite. Mention spéciale à Zachary Quinto. Un reboot de la franchise excellente ! En même temps on parle quand même de J.J. Abrams !

Le bal des actrices : 15/20
Parce qu’il y a Jeanne Balibar, Julie Depardieu, Karine Viard, Marina Foïs. Parce que Joey Starr est énorme. Et parce que Maïwenn avec Estelle ça le fait !

Welcome : 14/20
Un très bon film qui questionne.

Terminator Renaissance : 14/20
Mise en scène efficace, scène de poursuite à couper le souffle. Le rythme prime sur le texte !

L’étrange histoire de Benjamin Button : 14/20
Pour la magnifique histoire d’amour. A part ça on s’en fout des effets spéciaux !

Slumdog millionaire : 14/20
Film grand public et coloré. Dommage que l’adaptation du roman soit si bancale…

Lol : 14/20
Parce que Sophie Marceau… Parce que la passage en Angleterre est très drôle… Parce que La boum ça commence à vieillir…

Non ma fille, tu n’iras pas danser : 13/20
Si quelqu’un peut m’expliquer les 15 minutes bretonnes… Sinon Chiara excellente… Bon on voit bien que c’est un gay qui a réalisé le film… Quel portrait de femme !

Neuilly sa mère ! : 13/20
Parce que ne peux pas mettre une mauvaise note à un film qui se fout de la gueule de sarko et des habitants de Neuilly !

X-men Origins : 13/20
Il aurait fallu que le film développe beaucoup plus la jeunesse de Wolverine… C’était ça le truc intéressant ! Dommage.

Les beaux gosses : 13/20
Pour Noémie Lvovskyune fois de plus ENORME !

Tellement proches : 13/20
Une petite comédie sympa. Sans prétention donc réussie.

Jeux de pouvoir : 13/20
Bonne intrigue, énorme Russel Crowe mais certainement pas le film de l’année…

Clones : 12/20
Avec un bon potentiel au départ pourtant… L’image sur les clones est super léchée… Mais Bruce Willis avec sa moumoute… C’est pas possible… Au final, un film anti geek !

L’âge de glace 3 : 12/20
Il est temps que la franchise se termine. Une grande déception parce qu’on s’ennuie beaucoup…

L’attaque du métro 123 : 12/20
Bon spectacle, intrigue qui tient la route. Travolta en fait des caisses pendant que Washington la joue sobriété. Un bon film du dimanche soir, sans plus…

El nino pez : 11/20
Très déçue après le premier film très réussi de la réalisatrice XY. Histoire improbable…

Duplicity : 11/20
Film raté… Dommage, j’adore ce genre d’intrigue… Mais bon Clive Owen méritera toujours la moyenne… Comme Julia !

Prédictions : 10/20
Mise en scène pas mal du tout mais fin de l’histoire complètement ratée et surtout que vient faire Nicolas Cage ici ??? Il faut qu’il arrête avec ses coiffures improbables et son jeu aussi mauvais…

Cyprien : 10/20
Sans prétention et parfois même des trucs marrants. Geek je suis… Geek je reste…

Marley et moi : 09/20
Quand Hollywood décide qu’à telle minute il faut pleurer, à telle seconde il faut sourire… Mais le chien est mignon…

Fame : 08/20
Fan de l’original, impossible d’accrocher à celui-ci… Mal réalisé, musique pas top, intrigue à deux balles et surtout on voit arriver la suite à la minute même où le film commence. Impossible de s’attacher aux personnages. Bref on s’en fout royalement… Dommage

Harry Potter et le Prince de sang mêlé : 07/20
On s’emmerde du début à la fin… Il est temps que ça s’arrête…

Et après : 06/20
Quand on sait au bout de trois minutes comment tout ça va finir. Bravo le suspens ! Ca ne donne pas envie de lire Musso ! Mais que vient faire Malkovitch là-dedans !!!

Le code a changé : 04/20
Histoire sans intérêt, mise en scène inexistante… Et qu’est ce qu’on se fait chier !

Banlieue 13 ultimatum : 04/20
Quand le cinéma français tente de faire de l’action à l’américaine… Au final ça aurait pu valoir 5/20 si il n’y avait pas eu ces dialogues aussi cons…

Transformers 2 : 02/20
Y’a vraiment rien à en tirer… En même temps vu que je suis totalement hermétique aux voitures/robots, ce n’était pas gagné…

Coco : 01/20
C’est tellement nul que j’aurais pu mettre 0

Invictus : au secours !

Posted 24 mar 2010 — by zeinvisible
Category Cinéma

Clint Eastwood n’est pas un cinéaste américain qui aime s’adresser au public européen. Preuve en est son dernier film : Invictus.
Et comme tout bon américain, Eastwood ne connait rien au rugby. Certes, ce n’est pas une honte mais quand on veut réaliser un film sur la relation étroite qui existe entre l’arrivée au pouvoir de Mandela, la coupe du monde de rugby 95 et l’importance que les afrikaners accordent à leur équipe nationale, alors on est en droit de demander, de la part d’un grand cinéaste, un peu plus de travail de documentation et un peu moins de pathos…

Certes Eastwood nous a habitué depuis belle lurette aux bombes lacrymogènes (million dollar baby, L’échange, etc) mais avec Invictus il frise le ridicule.
Soit le vieux monsieur considère que son public américain est un public de demeurés, soit il est grand temps pour lui de prendre sa retraite et d’aller se taper l’intégrale de Derrick.

Comme si nous ne comprenions rien à l’apartheid, aux souffrances d’un peuple noir, au calvaire de Mandela pendant 27 ans et encore moins à la beauté du sport, Eastwood, à grands renforts de plans serrés et de musique larmoyante nous fait comprendre qu’ici on ne rigole pas et que nous sommes en train de vivre un grand moment d’histoire… L’histoire avec un H majuscule !
Et que je te montre le bras droit de Mandela la larme à l’oeil pendant l’hymne national, et que je te fais dès les premières minutes du film (avec un seul et même plan – attention il sait se servir d’une caméra) cette ridicule scène d’une route qui sépare les riches blancs jouant au rugby des pauvres noirs tapant dans le ballon de foot…

Oui dès les premières minutes on se dit : ah ça va être lourd, très lourd.

S’ensuit une succession de scènettes nous montrant Mandela comique, Mandela humaniste, Mandela lève tôt, Mandela prenant le thé, etc…

Eastwood survole son sujet mais avec la légèreté d’un Mammouth…

Reste le pire du film : le rugby !

Certes il n’a pas réalisé un film sur le plus beau sport du monde mais étant donné qu’il est quand même l’élément central de l’histoire, on était en droit d’attendre de belles images…

Et bien Clint Eastwood film le rugby encore plus mal que les réals de TF1 lors de la coupe du monde de rugby de 2007 ce qui n’est pas rien !

Apparemment le monsieur se cantonne à filmer les introductions en mêlées, les drops et les renvois (qui au passage ne dépassent pas deux mètres – même mon neveu qui a deux ans frappe le ballon plus loin). Tout ceci agrémenté d’un bruitage à mourir de rire… Ils ont du se marrer en post synchro !

Aucune émotion, aucune beauté du geste, aucune sueur, aucune élégance. Rien, du vide, du néant… Le summum étant atteint avec le Haka des All Blacks qui a fait rire toute la salle.

Sans déconner la vidéo du Haka des Lapins Crétins était mieux réussie… C’est dire…

Vous l’aurez donc compris, pour moi, Invictus est un film complètement raté.

Si l’on a envie d’en connaître un peu plus sur Mandela, autant mater Goodbye Bafana. Et si vous avez envie de découvrir le rugby, autant vous abonner à Canal et suivre les matchs, les vrais !

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