Des perches

Rentrer dans le rang

 

Des perches

Rentrer dans le rang

Mieux que personne

Timide intimité

Quelqu'un qui me ressemble

Et si je m'en vais avant toi

Les mains qui se cherchent

Plus mal, plus rien

Je me suis tellement manquée

C'est un soir

Je cours

Des bouts de vie

Y'a plus qu'à vivre ça

Jours étranges

Les pluies chaudes de l'été

Ce que j'écris ce n'est pas ce que tu crois

Je sais

Un petit bout d'humanité

Zéro pointé vers l'infini

Toujours être ailleurs

 

Et il y a cet enfant dont je voulais parler.

Il me ressemblait en solitude.

Avant, quand le soir, tard, il fallait croire que la vie continuerait après.

Forcément avec quelqu'un qui me ressemblerait en certitude. Aujourd'hui, il me ressemble en transparence.

Il a tes yeux et mon sourire.

Il pourrait éviter nos guerres et/ou les provoquer.

Cet enfant qui me ressemble, me ressemble tant qu'il s'étouffe avec nos larmes ensanglantées.

Il aura peur et plongera son regard vers moi comme pour tenter de trouver un réconfort que je ne suis pas capable de lui donner.

Je ne peux juste que le serrer dans mes bras pour l'aider à ne pas mourir plus vite que moi...

Quelqu'un qui me ressemble

Et si je m'en vais avant toi

Il est quatre heures du matin, la musique ou la couette m'appellent.

J'ai le blues des anniversaires.

Sans qu'on en parle mais quand on y pense, il fait savoir dire que le temps a raison de tout.

Ce soir les ecchymoses ont grandeur d'âmes. Elles ont réouvert la plaie et je crois bien que je ne vais pas pleurer.

Me reprocher de trop aimer ou de ne pas assez préserver l'essentiel.

Entendre une fois de plus le silence se cogner aux murs blancs de cet appartement vide de sens et d'envie.

Peut être, aussi qui sait, de vie. Il n'y a personne ce soir pour partager ce silence et c'est aussi bien comme ça.

Pouvoir aussi dire qu'il y a :
"Les ronces de la vie viennent parfois piquer - Les nuits où l'on s'endort la lumière allumée
Les fourmis dans le corps - Le corps ankylosé - Ca cogne à l'endroit puis à l'envers
Ces rixes sont familières - Mais que faire ? - Se réchauffer aux être chers - Ou aux amitiés passagères - Lorsque le fruit est trop amer - Je préfère - A tout prendre les aubes claires
Senteur d'Eucalyptus dans l'air - De sapin et de conifères - Quand les jours sont parfaits
Se dire que les coups durs permettent d'avancer - Et qu'affronter sa peur c'est digne résister
Mais l'organe vital est parfois épuisé - Quand ça tape à l'endroit puis à l'envers - Ecchymose familière - Tout pour déplaire - Lorsque l'on se sent ombre et poussière - Et que tout se barre de travers - Vouloir être comme ces arbres verts - Forts et fiers - C'est l'extase que je préfère
Senteur d'eucalyptus dans l'air - De sapin et de conifères - Quand les jours sont parfaits"