Des perches

Rentrer dans le rang

 

Des perches

Rentrer dans le rang

Mieux que personne

Timide intimité

Quelqu'un qui me ressemble

Et si je m'en vais avant toi

Les mains qui se cherchent

Plus mal, plus rien

Je me suis tellement manquée

C'est un soir

Je cours

Des bouts de vie

Y'a plus qu'à vivre ça

Jours étranges

Les pluies chaudes de l'été

Ce que j'écris ce n'est pas ce que tu crois

Je sais

Un petit bout d'humanité

Zéro pointé vers l'infini

Toujours être ailleurs

 

J'avais l'idée de me réconcilier avec à peu près tout le monde cette semaine. Sûrement parce que je n'ai pas envie de crever avec des regrets, ni avec des questions restées en suspens. Évidemment, ça ne marche pas à tous les coups. Allez leur faire comprendre qu'on est autre chose que la dernière des connes ou des salopes. Mais après tout, ce n’est pas bien grave.
On revient de tout et de tout le monde. Et ça, je le sais depuis très longtemps.
Je ne suis pas franchement une sainte. Non on ne peut pas dire. J'ai fait des erreurs moi aussi !
Je me suis parfois laissée embarquer dans des tourbillons que je ne maîtrisais pas toujours. Mais une fois encore, je ne regrette rien. Et puis, il ne faut pas non plus trop jouer les victimes. Ça ne me va pas si bien que ça au bout du compte.
La plupart des individus passent leur vie à se chercher, j’en fais parti.
Il existe un certain nombre de choses que l'on ne peut pas changer. Mais pas l'attitude que l'on a face à certains évènements ou certaines personnes. On pourrait prendre le temps qui reste comme une possibilité de refuser certaines influences, certaines contraintes et choisir réellement le tunnel dans lequel on veut bien s'engouffrer. Je ne sais pas si la lumière existe tout au bout. Mais il faut bien essayer.
Un jour, c’est certain, j’atteindrais des sommets.

Si on partait prendre l'air - Et tout ce ciel qu'on a perdu - Où la beauté nous appartient - Où le silence nous plaît bien - Où d'autres marchands d'horizons D'autres marchands de saisons - Où la pensée n'est par certaine - Si on y partait quand même

Jours étranges

Il y a bien le film d'Assayas, fin août début septembre.

Il y a le feu d'artifice du 15 août sur les hauteurs du phare de Biarritz.

Il y a les week-ends longs pendant lesquels tu respires les pots d'échappements de tes semblables.

Il y a les barbecue entre lesbiennes, les soirées mousse sur les plages d'Ibiza.

Il y a des cinémas en plein air, des odeurs de chichis et de pommes d'amour en bordure de mer.

Il y a les manèges pour les enfants et les vagues de l'océan qui se cognent sur les planches de surf.

Il y a les soirées entre amis sur les terrasses.

Il y a les voyages qui séparent et les retours attendus.

Il y a les autoroutes surchargées et Paris désert.

Il y a les regards qui se croisent au petit matin et les moteurs qui ronronnent quand il faut aller travailler.
Il y a les grasses matinées et les matins câlins, les soirs où l'on s'éternise parce que demain il fera beau.

Il y a la chaleur des corps et la chape de plomb sur les toits en zinc parisiens.

Il y a aussi les réveils difficiles et les pannes d'oreiller.

Il y a le désir de s'envoler loin, juste à deux pour regarder les étoiles et prendre le petit-déjeuner dans une ville qu'on ne connaît pas.

Il y a le désir d'un été sans fin, d'un soleil inattendu et clair, de pluies chaudes sur l'océan Indien et d'un sourire qui ne quittera jamais un visage.

Les pluies chaudes de l'été