
On ne doit jamais se satisfaire de l’air que l’on nous donne.
On ne doit jamais se commettre.
On ne doit jamais se mentir en se disant que cette fille-là sera la bonne.
On attache de l’importance aux détails et l’on se perd souvent à trop vouloir y croire.
On se désabuse, on se déshabille, on se désaime et l’on se déchire.
Et toujours on recommence à faire partie de cette humanité.
Quelques fois, on n’en a plus envie parce que recommencer a souvent quelque chose d’effrayant.
Toute l’humanité se plante, nous avec.
Mais on ne doit jamais s’arrêter aux portes des ascenseurs. Il faut toujours oser les prendre.
Et monter, monter toujours plus haut pour atteindre l’irrationnel.
On peut choisir de vivre chacune d’un côté de la porte, et ne jamais la laisser ouverte.
Parce qu’on n’a pas envie de s’abîmer…
Mais finalement, il n’y a rien à craindre….
Parce qu’un jour, peut-être, que ça marchera.
Parce qu’on pourrait bien rêver aussi loin que l’on veut.
…
Je déconne, vos idées sur le bien m'assomment / Je n'crains plus le regard de personne / A cette fièvre je m'abonne, pour découvrir où l'amour se love
Tu voulais rire et profiter.
T'enivrer de couleurs blanches et d'horizons lointains.
Tu voulais voyager et briser ta cage.
Tu voulais voir si le monde était plus beau, bercé par des sensations nouvelles.
Tu voulais que ta peau sente ce que tes mains ne pouvaient plus toucher.
Tu as goûté à tout, à rien, une fois, deux fois et bien plus.
Avais-tu quelque chose à perdre dans ces endroits enfumés ?
Tu es tombée sept fois, et sept fois relevée pour recommencer.
Le coeur qui ne veut pas lâcher et les veines tant gonflées.
Tu voulais rire et profiter, tu voulais te perdre.
Tu as confondu l'ersatz de la vie avec les couleurs de l'arc en ciel.
Tu voulais voir l'intérieur des choses.
Tu as essayé de te confondre avec la couleur du bitume.
Tu y es très bien arrivée.
Depuis l'arc en ciel est toujours là.
Pas toi.