Des perches

Rentrer dans le rang

 

Des perches

Rentrer dans le rang

Mieux que personne

Timide intimité

Quelqu'un qui me ressemble

Et si je m'en vais avant toi

Les mains qui se cherchent

Plus mal, plus rien

Je me suis tellement manquée

C'est un soir

Je cours

Des bouts de vie

Y'a plus qu'à vivre ça

Jours étranges

Les pluies chaudes de l'été

Ce que j'écris ce n'est pas ce que tu crois

Je sais

Un petit bout d'humanité

Zéro pointé vers l'infini

Toujours être ailleurs

 

Je cherche ici une vérité, somme toute relative.

Une vérité qui sortirait de la bouche des hommes et des femmes, ou bien de la mienne. Une vérité venant de ceux qui ont survécu, souffert, aimé...
Ce que je cherche et ce que j'écris, ce n'est pas ce que tu crois.
Ce que j'écris, ce que je cherche, ce n'est pas moi.

Ce pourrait être autre chose. Un sentiment d'éternité, un désir de fuite, une illusion.
Ce ne sera jamais moi.

Parce qu'il n'existe pas de mots pour dire aux autres la souffrance et la vérité.

C'est un cri d'alarme, c'est une larme qui coule le long de la joue et qui sèche près de l'âme blessée.
Ce que j'écris, ce n'est pas ce que tu crois.

Il y a des mots qui ne seront jamais les miens parce qu'ils ne sont pas les mêmes dits ou écrits. Je tape sur mon clavier des lettres qui font des mots qui feront des phrases parce que je crois à la vérité derrière le mensonge.
Allez viens, ce que j'écris, ce n'est pas ce que tu crois.

Viens, ce ne sont juste que des mots d'amour.

Ce que j'écris ce n'est pas ce que tu crois

Je sais les matins difficiles
Je sais les soirs d’orages
Je sais tout sur les filles
Je sais hurler ma rage

Je sais les chemins de traverses
Je sais les rivières de doutes
Je sais la douceur des caresses
Je sais choisir ma route

Je sais le son des voix
Je sais mes certitudes
Je sais que j’ai toujours le choix
Je sais mes habitudes

Je sais la peur au ventre
Je sais la frayeur de l’oubli
Je sais être le centre
Je sais aussi être l’ennui

Je sais la violence des mots
Je sais la douceur des lèvres
Je sais quand tout est faux
Je sais quand monte la fièvre

Je sais

Je sais les couleurs du mensonge
Je sais le son de la vérité
Je sais le doute qui me ronge
Je sais que l’on peut aimer

Je sais la part de rêve
Je sais la chance qui me fuit
Je sais les heures de trêve
Je sais faire craquer le vernis

Je sais que c’est juste une illusion
Je sais qu’elle finira par partir
Je sais qu’il y aura d’autres saisons
Je sais qu’il faudra en souffrir