
Il y a des soirs tard, où l'on a l'impression que la vraie vie est ailleurs.
Que l'on a pas envie de partager ses nuits, que la délicatesse d'une caresse n'y suffirait pas.
Noir Désir dans son premier album chantait : Toujours être ailleurs.
Oui j'ai cette cruelle impression de toujours être là où il ne faut pas.
J'ai sans nul doute tout pour être heureuse.
Mais je voudrais tellement être ailleurs.
Mes insomnies recommencent et par la même mes doutes et mes peurs aussi.
Je sais, je suis une gouine chiante. Pour moi et pas forcément pour les autres.
Je suis facile à vivre et difficile à appréhender.
Un peu un ovni qui se serait posé sur une planète inconnue et qui chercherait, sans cesse, l'absolue vérité. Elle n'existe sans doute pas et ce n'est pas plus mal.
Quelques fois j'ai les yeux qui pleurent à ne plus savoir si c'est tristesse ou bien fumée.
J'ose croire en la seconde solution.
Toujours être ailleurs, toujours se dire qu'il y a d'autres soleils, d'autres saisons des pluies, d'autres moussons.
Se dire qu'on ne verra pas tout et qu'on avance en essayant de ne rien regretter.
Peur, peur de faire mal et de se tromper.
Il y aurait tellement à dire sur les doutes et les incertitudes, tellement à faire pour que chaque jour à défaut d'être différent de la veille soit aussi riche.
Beaucoup de chemin à faire. Mais la vie n'est pas finie.
Je sublime ou je doute, c'est au choix.
Et là je doute...