2004

Sid'aventure

 

Diarys :

 

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1999

Ma chanson leur a pas plu (2003)

Filles faciles
« J'ai une tendresse particulière / Pour ces filles qui n'ont pas d'manières / Les hospitalières, les dociles / Vous les appelez les filles faciles / Celles qui marchandent pas leur corps / Ni pour des mots ni pour de l'or / Pour qui faut pas tout un débat / Ni pour leur haut ni pour leur bas »
Et j’ai comme un doute quand elles s’attachent. Faudrait que je leur fasse prendre l’air et qu’elles cessent de croire que je suis la femme qui leur faut. Les filles faciles seraient-elles devenues une espèce en voie de disparition ? Je veux prendre un courant d’air chaud en pleine face. Je veux brûler mes ailes à ton contact.

Jungle Pulse
« C'est le moment de la fusion / Toutes les hormones en communication / Dans le magma interlope / En aveugle nyctalope / Collés au plaf' roulant des pelles / Nous prenons feu éternel
Dans un halo blanc, électrique / Dans un frisson pré-orgastique »

Je surfe sur la vague. Tout est si facile. Les illusions succèdent aux dépits. La jouissance des corps à corps et les lits qui se font et se défont au gré de nos mouvements m’emballent. L’avantage avec ce type de relation, c’est qu’on ne se fait jamais mal.

Ce ne sera pas moi
« si un admirateur / te fait porter des fleurs / ce ne sera pas moi / si une petite musique / te rend romantique / ce ne sera pas moi / mais si les nuages recouvrent le soleil / et qu'un vend froid / vient te souffler des horreurs à l'oreille / ce sera moi »
Tu y as cru toi aux belles paroles des filles amoureuses ? Tout cela n’est que cruauté. Parce que personne, finalement, n’a envie de finir seule. On coche souvent la case qui stipule que la solitude ne nous fait pas peur. Mais s’il y avait un peu plus d’honnêteté en nous, on crierait que c’est faux. Les filles tombent amoureuses pour ne pas vivre seules.

Savoure le rouge
« eh ! conduis moi vers ton endroit mon bébé / parle moi ! parle moi ! de ton humidité
décris moi ! décris moi ! sale et beau à la fois »

Qui a inventé le sexe ? Qui a osé défier les lois de la reproduction ? Qui a crée la femme à mon insu ? Qui a déclaré que je n’avais pas le droit de me servir de moi-même pour attendrir les autres ? Qui a décrété l’état d’urgence ? Qui pourra me dire jusqu’où cela ira ?

Que la vie est triste mon amour
« Que la vie est triste mon amour mon amour / Mais je t'ennuie mon cœur / Mon amour ma lumière / Peut-être que pour calmer ma fièvre / Faudrait que je t'aime un peu mieux / Que j'apprenne à lire sur tes lèvres / Que j'apprenne à voir dans tes yeux »
Mais je ne t’oblige à rien. Je n’ai pas le choix alors comment faire le mauvais ? La tristesse est angoissante n’est-il pas ? Change de disque dans le juke-box, tu verras que la fusion n’est qu’illusion.

Etiens la lumière
« À force de se voir, on ne se voyait plus / À tant vouloir y croire, on n'y croyait plus / Cette petite aventure / Va tourner en déconfiture / Éteins la lumière / Montre-moi ton coté sombre »
J’ai découvert le côté obscur. Il a déboulé un beau matin et j’ai cru que j’avais perdu le peu de considération que j’avais pour moi. Tu as raison, montre-moi que tout ce que tu étais ce n’était pas toi. Montre-moi la porte de sortie. Je saurais trouver le chemin pour rebondir enfin.

Amnésie sur le lac de Constance
« Les mots d'amour mots de guerre / Et d'indifférence / Seront noyés dans les eaux / Du lac de Constance / Amnésie amnésie / J'ai tout oublié / Les cauchemars et les beautés / Des valeurs passées »
On aurait bien pu s’y noyer. Mais j’ai toujours de côté cette petite bouée. Comme ça fait du bien de faire le deuil, on peut en rire à présent. Je sais qu’elle réécrira l’histoire. Moi, je n’en ai pas besoin. Mais je n’expierai pas mes fautes, elles n’en seront que plus belles. Mon amour mort, mon amour baiser, mon amour délaissé, je prends mes mains autour du cou et je chavire.

India Song

« Toi qui me parlais d'elle / De son nom oublié / De son corps, de mon corps / De cet amour là / De cet amour mort »
Qu’on ne me parle plus de toi. Je prends la pose, je me tiens droite et fière. Je ne souffre pas. Je me sens indestructible. Je n’ai pas besoin de toi. Je n’ai pas besoin des autres. Je suis vivante et je m’engouffre dans la vie. Souffrir n’aura pas été vain…

La bonne attitude
« Je n'ai jamais su quelle était / La bonne attitude / Pour ne pas se laisser bercer / Par les habitudes. / Je voudrais voyager sans bagages. / J'ai assez fait le passager / De mes certitudes. / Je voudrais, pour tourner la page, / Perdre le nord gagner le sud / Et les bonnes latitudes. »
Et je campe sur mes positions comme les chiennes se tiennent parfois sur leurs pattes arrière. J’achète une boussole qui guidera mes pas pour revenir à moi. Je cherche l’étoile brillante et si ce soir la lune est pleine c’est pour refléter mes bonheurs futurs. L’oxygène ne manque pas, le creux de la vague est loin, si loin derrière…

Négatif
« Du dernier décan / Je suis natif / Je suis turbulent / Je suis négatif / Poussé par le vent / Sur quelques ifs / Me suis vidé de mon sang / Trop émotif / Je rêve d'un printemps / Définitif
car mon âme n'est que tourments / D'une épitaphe / Gravée pour longtemps / Dans les récifs
Je reste pourtant / Dubitatif »

Je marche dans la rue et j’ai mal à mon imagination. Pour pouvoir respirer chaque matin, j’aurais eu besoin d’attractions nouvelles. Il n’y a pas de rêves qui agrandissent ma vie. Il n’y a pas plus d’envie. Tout ça ne me plait pas...

J’veux qu’on baise sur ma tombe :
« J'veux qu'on baise sur ma tombe / Que la grâce s'accomplisse / Immortelle jouissance / Que les femmes s'unissent dans un parfait accord / Rien que pour un instant / L'éphémère devienne
Eternité »

Raconte-moi tes larmes. Aimes-tu lever les yeux vers les nuages ? As-tu des clichés de nous ? Et dans cette grande malle, qu’y avons-nous mis ? Les souvenirs affluent désormais et tu me perds sans jamais me retrouver. Mais il n’y avait rien à perdre.

La dernière minute
« Puisque ma vie n'est rien, alors je la veux toute. / Tout entière, tout à fait et dans toutes ses déroutes, / Puisque ma vie n'est rien, alors j'en redemande, / Je veux qu'on m'en rajoute, / Soixante petites secondes pour ma dernière minute. »
C’est le mot de la fin pour une jolie histoire ici-bas. Je m’incline.