
2004
Allumage cacophonique pour décollage incontrôlable. J’irais décrocher la lune sans demander ton avis. Marcher sur des bouts de cailloux et trouver ça agréable. Sous mon casque, le manque d’oxygène me rappelle qu’il y a un paradis ailleurs. Il fait froid et si la neige n’est pas au rendez-vous c’est que les saisons me ressemblent. Elles ne répondent à aucune loi. Elles changent et se percutent pour mieux te prendre de haut. |
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Y’a ton ombre qui s’évapore au loin. Et mes désirs qui partent vers d’autres Saint-Valentin. Des cuisses à entrouvrir et des plaisirs sans fin. Y’a ton odeur que je fuis à présent, celle qui communique si bien. Dans le partage de soi, on avait oublié de préciser qu’il fallait n’être que deux. Tu n’as pas tenu au nom de la sacro-sainte fidélité. Comme s’en vont les choses. Trop de désagrément dans ce couple-là et trop d’illusions. |
J’ai dispersé les cendres de mon passé sur les tables basses des night-clubs. Je reprends le chemin de la course aux étoiles. Ma planète est inhabitée, j’y ai déserté les alentours. |
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Est ce que toi aussi ça te bouleverse de savoir qu’il n’y a pas d’amour sur les pistes de danse ? Est ce que toi aussi ça te désespère de croire qu’il y a forcément une fin puisque personne ne se donne les moyens ? |
Je voudrais me connaître. |
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Je suis rentrée de province ce matin. J’ai baissé les armes. J’écris dans un train bleu et blanc qu’il n’y a pas d’amour au-delà du périphérique. Rester dans ma ville, j’y entraperçois ce que pourrait être ma vie. Est-ce que tu seras là? |
Et un soir, une inconnue s’est assise sur mes genoux. Dans sa vieille voiture, elle m’a fait le coup de la panne. Et je l’ai aimé pour cela. Aussi pour son petit tee shirt blanc inondé de visages féminins rouges. Sous la pluie, je lui ai pris la main et l’ai emmené chez moi. Elle s’est allongée, elle sur moi, ou moi sur elle, je ne sais plus très bien. Le lendemain matin, j’avais du thé. Et elle m’a aimé pour cela. Une histoire d’amour qui débute sur des détails merdiques. J’aurais dû me douter, que ça n’irait pas bien loin. |
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La chaleur du mois d’août éveille les envies. Elle m’emmène où elle veut. J’achète un maillot de bain, elle le choisit pour moi. Je suis entre ses mains celle que je ne suis pas vraiment. Ou bien, c’est que je touche à l’essentiel. Elle vient dormir chez moi toutes les nuits et je n’ai plus peur des réveils à deux. Elle veut tout de moi, mais je ne sais pas si je suis apte à donner quelque chose. |
J’ai des boules de polystyrène dans les oreilles. J’aurais du choisir la soirée Mousse… Un médecin que je ne connais pas veut m’aspirer. Je sors de là et je passe sous une voiture. Y’a des mois comme ça où tout fout le camp. Je hais les mois de septembre. J’aurais dû m’en méfier, mais j’ai cru que les cycles de la vie n’existaient pas. J’aurais dû arrêter de chanter qu’il n’est pas de hasards, il est des rendez-vous, pas de coïncidence… Oui je cours vers mon destin, et si j’ai l’amour au creux des mains, ma démarche n’est pas paisible… |
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J’ai tout donné. J’ai sorti de ma vie les doublons. J’ai tout offert. Dans trois ans, il ne me restera plus rien. Mais même en le sachant déjà, on prend toujours le risque. Suis-je folle ? |
Les couettes réchauffent les corps et les cœurs. Les bleus à l’âme disparaissent peu à peu et si tu vois ce que je ne montre pas, si tu entends ce que je ne dis pas c’est que le vide n’existe plus. Tu me parles d’enfant et tu me parles de toi. Notre vie se berce d’illusions et de projets. Et si l’on se parle d’avenir, c’est qu’on a peur de vivre notre présent. |
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Les réveillons se suivent et ne se ressemblent pas. Je ne passerais plus noël seule chez moi. Je m’en offre trois pour le prix d’un. J’ai trouvé une famille, j’ai trouvé une sœur, j’ai trouvé de l’amour et tout va trop vite. Tout devient normal et je ne peux pas vivre comme ça. Pas moi. Et si je partais loin, vers d’autres horizons ? |