
L’enfer, c’est moi.
La somme de toutes mes peurs.
La folie de l’absence.
L’enfer, ce n’est pas les autres.
L’enfer ressemble à mes genoux. Des cicatrices parfaites à force de trop ramper.
L’enfer c’est la sonorité de ma voix qui laisse entendre le pire. C’est mon regard effrayant quand je me croise.
L’enfer c’est mon sexe qui ressemble au tien.
C’est aussi la moiteur de mes mains.
L’enfer, ce n’est pas les autres.
C’est l’histoire des recommencements et c’est l’envie de passer à autre chose.
L’enfer ce sont ces vomissures et ces cendriers pleins d’amertumes. Ne rien vider ou tout jeter ?
L’enfer, ce n’est pas les autres.
Et si je suis moi, je ne suis en rien un paradis.