
Parce qu’on est peu, et que ça ne nous suffit pas
Parce qu’on n’est rien, et que l’on voudrait être quelqu’un
Parce qu’on ne connaît pas, et que ça ne nous concerne pas
Parce qu’on ne change rien, et qu’on aimerait vivre jusqu’à demain.
Parce que le soir toutes les blessures
Tous les syndromes et les déchirures
Reviennent en force par les fissures
De ce toi, de ce moi
Qui n’en est pas.
Parce qu’on est peu, et que ça ne nous suffit pas
Parce qu’on n’y arrivera pas, pas comme ça
Parce que cet abcès, il est en moi
Parce que ton absence, elle reviendra.
Parce que la nuit tous les murs
Tous les caniveaux et les raclures
Poursuivent ensemble leurs salissures
De ce moi, de ce toi
De ce nous qui n’existe pas.