Des perches

Rentrer dans le rang

Des perches

Rentrer dans le rang

Mieux que personne

Timide intimité

Quelqu'un qui me ressemble

Et si je m'en vais avant toi

Les mains qui se cherchent

Plus mal, plus rien

Je me suis tellement manquée

C'est un soir

Je cours

Des bouts de vie

Y'a plus qu'à vivre ça

Jours étranges

Les pluies chaudes de l'été

Ce que j'écris ce n'est pas ce que tu crois

Je sais

Un petit bout d'humanité

Zéro pointé vers l'infini

Toujours être ailleurs

 

 

Parce qu’on est peu, et que ça ne nous suffit pas
Parce qu’on n’est rien, et que l’on voudrait être quelqu’un
Parce qu’on ne connaît pas, et que ça ne nous concerne pas
Parce qu’on ne change rien, et qu’on aimerait vivre jusqu’à demain.
Parce que le soir toutes les blessures
Tous les syndromes et les déchirures
Reviennent en force par les fissures
De ce toi, de ce moi
Qui n’en est pas.
Parce qu’on est peu, et que ça ne nous suffit pas
Parce qu’on n’y arrivera pas, pas comme ça
Parce que cet abcès, il est en moi
Parce que ton absence, elle reviendra.
Parce que la nuit tous les murs
Tous les caniveaux et les raclures
Poursuivent ensemble leurs salissures
De ce moi, de ce toi
De ce nous qui n’existe pas.